Glossaire

Aménorrhée

Grec : a : privatif, mên : mois et rhein : couler.

L’aménorrhée est l’absence de menstruation (règles) en dehors de l’état de grossesse, chez une femme en période d’activité génitale.

Cryptoménorrhée

Absence apparente de menstruation due à la rétention de l’hémorragie menstruelle

Cycle menstruel

Période caractérisée par des modifications physiologiques (hormonales et anatomiques) de l’appareil génital de la femme, se reproduisant par durée de 21 à 45 jours et portant également le nom de règles. Elles sont généralement irrégulières au début puis se stabilisent. Ce cycle (le premier jour des règles détermine le premier jour du cycle) se répète durant la période génitale de la femme, qui va de la puberté jusqu’à la ménopause. Néanmoins, il est susceptible d’être interrompu par une grossesse ou par une contraception d’origine hormonale. À travers le monde, ce cycle présente des variations considérables.

Dysménorrhée

Grec : dus : difficulté, mén : mois et rhein : couler.

Le terme dysménorrhée désigne des menstruations (règles) difficiles et douloureuses, survenant généralement au deuxième jour des règles, puis s’aggravant progressivement.

Endométriose

L’endométriose est une maladie chronique, généralement récidivante qui touche 1 femme  sur 10 en âge de procréer. L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules remontent et migrent via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Elle touche potentiellement toutes les femmes réglées. Et lorsqu’on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d’avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques. Aujourd’hui, l’endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes.

Plus d’informations : endofrance.org

Gynécologie médicale

La gynécologie médicale est une spécialité différente de la gynécologie obstétrique (GO) classique qui concerne essentiellement la chirurgie et les accouchements. Elle consiste en la prise en charge de tous les problèmes gynécologiques médicaux pendant toute la vie d’une femme, en particulier : contraception, éducation, prévention, dépistage et traitement des maladies sexuellement transmissibles, prévention et dépistage précoce des cancers génitaux et mammaires, traitements hormonaux tout au long de la vie de la femme (problèmes de règles et saignements, traitements de la ménopause, des pathologies bénignes du sein), stérilité du couple, périconception, IVG. 90% des gynécologues médicaux sont des femmes.

Hémorragie de privation

Les règles sont des saignements qui suivent une ovulation. Or, quand on prend la pilule, on n’a plus d’ovulation, puisque le principe même de la pilule est d’empêcher l’ovulation pour empêcher une grossesse. Résultat, envolées, les règles ! Les saignements à l’arrêt de pilule ne sont plus des règles mais des hémorragies de privation. Le corps sous hormones, privé brusquement d’hormones par l’arrêt de la pilule saigne. C’est comme un manque qui provoque ce saignement.

Ménopause

Habituellement vers l’âge de 50 ans, elle est marquée par l’arrêt des règles ainsi que par la cessation de l’ovulation et de la sécrétion par les ovaires des hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone). Médicalement parlant, on sait qu’une femme est ménopausée lorsqu’elle n’a pas eu de menstruations pendant 12 mois consécutifs. La période de 2 à 7 ans qui précède la ménopause se nomme périménopause. L’ovulation devient plus irrégulière. C’est durant ces années de transition qu’apparaissent les irrégularités menstruelles et les symptômes incommodants : bouffées de chaleur, perturbations du sommeil, sautes d’humeur, etc. L’intensité des symptômes varie d’une femme à l’autre : certaines n’ont pas d’autre symptôme que l’arrêt des menstruations, tandis que d’autres ont des symptômes d’intensité modérée à grave (20 à 30 % des femmes).

Ménorragie

Le terme de ménorragie désigne des règles trop importantes, que ce soit sur la quantité émise de sang, ou la durée des menstruations. La quantité de sang perdu peut être très au-dessus de la moyenne (plus de 80 ml au lieu de 35 ml). Les règles peuvent également durer beaucoup plus longtemps, au-delà de 7 jours contre 3 à 5 jours en moyenne. Une ménorragie peut parfois entraîner une anémie par la perte conséquente de globules rouges, mais aussi de fer qu’elle génère. Les causes de ménorragie sont nombreuses : trouble de la coagulation du sang, déséquilibre hormonal, un fibrome ou d’autres tumeurs généralement non cancéreuses de l’utérus, le port d’un stérilet au cuivre… Le score de Higham permet une évaluation de l’abondance des règles.

Ménorrhée

Terme grec signifiant mois et couler. Terme médical qui désigne l’écoulement des règles.

Menstrues

Nom féminin pluriel, du latin menstrua. Synonyme vieillot de règles.

Oligoménorrhée

Diminution du volume et de la durée des règles. L’importance des pertes est en rapport avec l’épaisseur de la muqueuse utérine, elle-même liée au taux plasmatique d’œstrogènes. Lorsque ce taux est faible, les règles sont habituellement réduites à un saignement de très faible abondance, dit oligoménorrhéique.

Ostéoporose

L’ostéoporose est une maladie osseuse qui associe à la fois une diminution de la densité de l’os et des modifications de son architecture interne. L’os est plus fragile et, par conséquent, le risque de fractures est important. L’ostéoporose est une affection fréquente, tout particulièrement chez la femme après la ménopause : 25 % des femmes de plus de 65 ans et 50 % des femmes de plus de 80 ans en sont atteintes.

Oestrogène

Hormones sécrétées par l’ovaire, jouant un rôle dans l’ovulation. Les œstrogènes sont sécrétés isolément dans la première moitié de chaque cycle menstruel, puis en association avec la progestérone dans la seconde moitié. Ils sont également sécrétés par le placenta au cours de la grossesse. Les oestrogènes proviennent de la transformation de la testostérone (qui est aussi fabriquée par l’ovaire) par une enzyme : l’aromatase. Une fois sécrétés, ils passent dans le sang, circulent dans l’organisme puis sont éliminés dans les urines. Les œstrogènes sont responsables du développement pubertaire et du maintien ultérieur des caractères physiques féminins (organes génitaux internes et externes, seins). Ils assurent la prolifération d’une nouvelle muqueuse utérine (endomètre) pendant la première moitié du cycle (l’ancienne muqueuse ayant été éliminée avec les règles, les premiers jours du cycle).

Ovulation

Produit par l’ensemble des femelles, l’ovule correspond à la cellule sexuelle qui renferme la moitié des chromosomes de la mère, engendrant ainsi la transmission de la moitié du patrimoine génétique de l’embryon. Chez l’être humain femelle, l’ovule est expulsé de l’ovaire et descend par l’intermédiaire des trompes de Fallope où il pourra être fécondé par un spermatozoïde : ce processus est appelé ovulation.

Polyménorrhée

Règles survenant à intervalles trop fréquents (moins de 24 jours).

Progestérone

La progestérone est une hormone fabriquée par l’ovaire au cours de la deuxième partie du cycle menstruel et pendant la grossesse. C’est le principal représentant des hormones progestatives naturelles. Elle est fabriquée par les ovaires, en faible quantité par les glandes surrénales et en forte quantité par le placenta durant la grossesse.

Protection hygiénique

Dispositif absorbant – serviette, tampon – ou recueillant – coupe – le flux menstruel.

Puberté

La puberté est une étape du développement mammifère, à la transition entre l’enfance et l’adolescence chez l’être humain. Elle commence à l’apparition des premiers caractères sexuels secondaires et se termine lorsque l’appareil reproducteur devient fonctionnel. Elle est marquée par de nombreuses modifications physiologiques dues aux hormones sexuelles, entraînant des changements physiques et comportementaux.

La puberté démarre dans le cerveau, et plus précisément dans l’hypothalamus, puis l’hypophyse. Puis le développement des gonades (les ovaires chez la fille, les testicules chez le garçon) est déclenché. Ces organes synthétisent les hormones sexuelles caractéristiques (œstrogène et testostérone, selon les sexes), qui, à haute concentration durant la puberté, engendrent les principaux caractères qui apparaissent à cette période, comme la mue de la voix ou la poussée de croissance. En moyenne, les filles entrent plus tôt dans la puberté que les garçons, vers 10 ans, avec le développement des seins. Il s’accompagne de l’apparition de poils sur la région pubienne et sous les aisselles. La vulve se transforme également. Bien que ce soit moins net que chez les garçons, la voix mue du fait de l’allongement des cordes vocales. La croissance durant cette période est importante, les premières menstruations apparaissent.

Règles

Les menstruations sont le nom scientifique des règles, les pertes de sang mensuelles par voies génitales chez la femme en rapport avec le cycle menstruel. Elles démarrent à la puberté, vers 11-13 ans, puis reviennent de façon cyclique en moyenne tous les 28 jours. Elles durent généralement de 3 à 5 jours, et proviennent de la destruction de la couche interne de l’utérus, appelée muqueuse utérine ou endomètre par chute du taux des hormones ovariennes en cas d’absence de fécondation. Les menstruations cessent durant les périodes de grossesse et d’allaitement au sein à cause des modifications hormonales qu’elles engendrent. Certaines pilules contraceptives peuvent aussi les bloquer. L’arrêt définitif des menstruations indique la fin de la capacité reproductrice : c’est la ménopause qui survient généralement vers l’âge de 50 ans.

Sang

Le sang est un liquide rouge biologique circulant dans les artères et les veines sous  l’impulsion du coeur. Un individu en contient de 5 à 7 L dans son corps, ce qui représente environ 8 % de son poids total. Le sang est constitué de plasma, de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. Il distribue l’oxygène, les hormones et les nutriments à toutes les cellules, tous les tissus et tous les organes du corps pour, ensuite, les débarrasser de leurs déchets. Le sang joue aussi un rôle dans la défense immunitaire.

Score de Higham

Le score de Higham permet de quantifier le degré d’abondance des règles pendant les différents jours du cycle. Ce score est fondé sur le nombre de protections hygiéniques ou de tampons utilisés chaque mois, et sur leur niveau d’imprégnation.

Exemple de calculatrice du score de Higham

Spanioménorrhée

Allongement progressif de l’intervalle qui sépare les règles. Les cycles menstruels durent habituellement de 21 à 45 jours, avec une moyenne de 28 jours. Généralement réguliers, ils peuvent toutefois se décaler. La spanioménorrhée est définie par un espacement des cycles de plus de 6 à 8 semaines. Elle peut aboutir à une absence totale de règles, ou aménorrhée.

Syndrome du choc toxique

Causé par une bactérie (TSST-1), produite par le staphylocoque doré, le SCT est une maladie infectieuse, qui, même si elle est très rare et peu connue, peut être mortelle. La bactérie la toxine, identifiée en 1978 après une épidémie aux États-Unis, pénètre dans le sang. L’infection évolue très rapidement jusqu’à atteindre un ou plusieurs organes (reins, foie, poumons) qui peu à peu cessent de fonctionner. Un tampon seul ne suffit pas à libérer la toxine, il faut déjà être porteur de la bactérie. Cependant, les tampons, composés de fibres synthétiques, peuvent favoriser son développement et entraîner un SCT.

Syndrome intermenstruel

Le syndrome (ensemble de symptômes) se caractérise par la présence d’un gonflement général, une augmentation du volume des glandes mammaires (seins), une irritabilité, un fébricule (petite fièvre), une pesanteur du bassin, quelquefois des écoulements vaginaux accompagnés de petits saignements. Ces symptômes surviennent environ 14 ou 15 jours après la fin des règles, au moment de l’ovulation.

Syndrome prémenstruel ou SPM (PMS en anglais)

Le syndrome prémenstruel, également appelé syndrome du cycle ovarien ou tension prémenstruelle, est défini par un ensemble de symptômes (une humeur changeante, des ballonnements, une hypersensibilité des seins) qui apparaissent quelques jours avant le début des menstruations. Malheureusement, les scientifiques comprennent encore mal le SPM. Les symptômes varient d’une femme à l’autre, et toutes les femmes n’en souffrent pas. Certaines femmes peuvent présenter une forme plus grave du syndrome prémenstruel appelée trouble dysphorique prémenstruel (TDP). Les femmes qui ont ce type de SPM peuvent ressentir de la tristesse, de la colère, une dépréciation de soi ainsi que d’autres symptômes caractéristiques de la dépression.

Taxe rose ou Woman Tax

La Woman Tax est une différence de prix sur des produits ou des services similaires voire identiques non justifiée et rendue notamment possible par l’hyper segmentation du marché qui tend à empêcher la comparaison des prix. En segmentant ainsi le marché entre filles et garçons, le marketing genré véhicule des stéréotypes, pousse à la surconsommation et inflige une taxation spécifique aux femmes.